SESSD APF Evry - Page 2

  • ATELIER ART'BEATBOX

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    La donation de la Fondation Aéroports de Paris a permis l'achat d'une sono, indispensable à l'activité (5 micros, un ampli, une table de mixage), du matériel pour la relaxation (tapis, coussins, couvertures), la rémunération d'un formateur.

    Huit participants (de 8 à 18 ans) cette année à l'atelier Art’beatbox, qui a eu lieu tous les mercredis, de 14h à 15h, et de 14h à 16h une fois par mois, au SESSD APF d’Evry. Le groupe était encadré par Sylviane JUGLAIR (orthophoniste), Marion OUTREBON (orthophoniste), et Marion VALLEE (Psychomotricienne).

    Deux sessions de 2h chacune, en partenariat avec un Human beatboxer de la MJC de Corbeil, et en incluant des élèves d’un collège de quartier ont eu lieu lors des vacances de février et d’avril.

    Une séance ouverte aux familles et à tous a été proposée le 25 juin 2014 afin que chacun puisse constater et apprécier le travail réalisé par les enfants.

    Les objectifs de ce groupe ont été de développer la confiance et l’estime de soi à travers une activité artistique.

    ®Apprendre ainsi à s’exprimer en public,

    ®Travailler autour du comportement : travailler en coopération,

    ®Développer les capacités d’écoute, du respect de l’autre,

    ®Apprendre le tour de rôle, apprendre à se poser,

    ®Àécouter son corps, à se recentrer par le biais de la relaxation,

    ®Améliorer l’attention auditive, l’attention soutenue, l’attention divisée,

    ®Travailler l’élocution et le respect de la séquentialité des sons à partir d’un texte

    ®Chanté et scandé et d’un rythme de beatbox,

    ®Prendre des repères dans l’espace et le temps, en lien avec le corps et la sphère bucco-faciale (déplacements en rythme),

    ®Travailler les praxies bucco-faciales, le contrôle des mouvements, leur séquentialité, l’émission d’une mélodie et de consonnes explosives dans le même temps, qui permettent de travailler la dissociation automatico volontaire.

    Nous avons pu observer au niveau du comportement que tous les participants ont été motivés, volontaires, enthousiastes. On a observé qu’un temps d’expression motrice ouvert à la créativité était nécessaire pour revenir à une activité qui demande plus d’attention. Dans l’ensemble, nous avons observé une bonne émulsion mis à part des moments d’éloignement du groupe de la part de 2,3 enfants ayant un profil psychologique particulier.

    Le groupe a été stimulant et valorisant. Chacun a su s’exprimer au micro en public, acquérir une meilleure estime de soi et confiance.

    Lors des temps de relaxation, les participants, au fur et à mesure des séances ont appris à être attentifs à la voix et au discours entendu. L’attention à été de plus en plus soutenue, l’évocation du ressenti, toujours plus riche a démontré une meilleure attention, une meilleure représentation mentale de son propre corps.

    Mémoriser une séquence rythmique ou verbale n’est pas simple, pour certains enfants, un support visuel est nécessaire (roue des émotions, texte ou rythme écrit).

    Les participants sont en mesure à la fin de l’année, de rester immobiles et silencieux pendant 10 mn, étendus ou assis confortablement sur des matelas et des coussins. Ils sont capables de relâcher leur corps. Ils ont des corps douloureux.

    Nous avons donc été vigilants à ce qu’ils soient bien installés (coussins, couvertures etc.. ;) et avons parfois utilisé le touché thérapeutique, ce qui leur a permis d’accéder à une détente et un apaisement. Ils ont aimé pratiqué des massages, picotements, stimulations du visage et de la bouche en s’observant ou non dans un miroir. Grâce à ce travail, des sensations, des perceptions, de nouvelles possibilités de mouvements ont été découvertes. Les visualisations de l’intérieur de la bouche et de la voie de la respiration restent un peu plus difficiles car elles requièrent une bonne proprioception.

    Les praxies buco-linguo-faciales ont été évaluées en octobre 2013. Le test de Hénin a été utilisé et les épreuves filmées. Un contrôle en début de prochaine session nous permettra d’en mesurer l’évolution mais nous voyons déjà de grosses améliorations (meilleure contention labiale réduisant la sialorrhée pour deux enfants, amélioration de l’intelligibilité pour un autre, meilleur contrôle des praxies en général). En s’exerçant à partir de mouvements répétés et en émettant des sons explosifs amplifiés par un ampli, les muscles bucco-faciaux se sont tonifiés.

    Les participants ont été en mesure de recruter un tonus efficient. Trois enfants ont appris à dissocier le flux de l’air nasal, de l’air naturellement contenu dans la bouche pour réaliser des sons de beat box (occlusifs) tout en émettant une mélodie nasalisée. Le souffle a été exercé avec des pailles, boules de papier et autres jeux. La longueur du souffle (émission de ssss) a été matérialisée par un plot. Les participants ont pu en mesurer l’éloignement au moment du contrôle de fin d’année (photos à l’appui). Ils ont tous progressé. Ils ont appris à relâcher les cordes vocales, à moduler la voix en fréquence et en intensité, mémorisé le nom des instruments composant une batterie, sur lesquels nous nous sommes appuyés pour réaliser les sons de beat box : grosse caisse, caisse claire, cymbale ouverte et fermée, scratch et trompette. Les instruments étaient présentés en photo et en video.

    Ils savent mieux exprimer leurs émotions et humeur du jour. Pendant les temps de regroupement à la suite de la relaxation, ils ont appris à mieux exprimer leur ressenti.

    Chacun a pu découvrir son tempo spontané de marche en le recherchant sur le métronome, puis, dans le respect de la vitesse de l’autre, marcher au même rythme ou à un rythme imposé par le métronome (perception et adaptation temporelle).

    Afin de respecter la séquence de beat box -faite de différents sons -et leur ordonnance, ils ont pu exercer les mémoires, phonologiques et de travail.

    Ils ont été en mesure d’émettre au maximum 3 types de sons sur des séquences de 4 pulsations. Un support visuel était proposé : écriture des notes (blanche, noire, croche, double croche) et des séquences de beat box ex : p ts

    L’activité repose sur l’improvisation. La créativité a été limitée mais a pu être enrichie par l’émulation du groupe et la participation active des professionnels.

    Conclusion

    Au vu de ses observations et de l’enthousiasme général, nous avons été en mesure de constater que cet atelier est porteur sur plusieurs aspects éducatifs et rééducatifs. Nous aimerions reconduire cet atelier avec les mêmes objectifs mais en accentuant la dimension inclusive.

    L’équipe de l’atelier Art’beatbox

    Sylviane Juglair (orthophoniste)

    Marion Outrebon (orthophoniste)

    Marion Vallée (psychomotricienne)

     
       

     

     

     

  • A vos agendas ! soirée d’échange avec Chantal Bruno

    Dans le cadre des rencontres de parents d’enfants handicapés moteurs de l’Essonne,
    Nous vous invitons à une soirée d’échange avec Chantal Bruno autour de son livre :
    Etre mère d’un enfant handicapé : pourquoi moi ? sorti en janvier 2014 aux éditions Erès


    Le mercredi 25 juin2014,de 20h à 22h
    Entrée libre et gratuite


    Lieu :
    SESSD APF
    4 rue du Bois Sauvage
    91000 Evry
    Tél : 01.69.36.17.20
    Contact : Carine Maraquin, psychologue
    c.maraquin@free.fr


    - rencontres financées par le REAAP et la
    Délégation Départementale APF de l’Essonne

  • 5eme Journée "Parentalité et Handicap"

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  • 5eme Journée "Parentalité et Handicap"

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  • UN PROJET PROMETTEUR POUR MARVIN 15 ANS

    Quel plaisir de venir chez Marvin, 15 ans, constater son épanouissement personnel et son soulagement depuis son entrée au CFA de BONDOUFLE !

    Après plusieurs années de galère à l’école primaire et au collège, à cause de plusieurs « dys » associées (dyspraxie, dyslexie-dysorthographie, dysgraphie) et de quelques incompréhensions, Marvin a enfin trouvé sa voie et le soulagement de pouvoir échapper à l’écrit !

    En effet, nous avons rencontré une équipe d’enseignement au CFA très bienveillante et attentive aux besoins de Marvin. Le directeur, M. ABAOUI, s’est montré extrêmement humain et impliqué dans le parcours des jeunes que son équipe et lui-même accompagnent. Nous sommes loin de la caricature des directeurs et des enseignants de faculté ou de lycée peu accessibles!

    L’équipe, donc, nous a reçus (la psychologue, l’ergothérapeute, et moi-même) avec curiosité, et a été très à l’écoute des propositions d’adaptation que nous avons pu leur faire : privilégier les interrogations à l’oral, laisser Marvin utiliser au maximum l’ordinateur pour prendre ses cours, écrire les mots importants à retenir au tableau pour qu’il puisse les copier sans erreur, etc…Ils ont également été très attentif au récit émouvant qu’a fait le papa sur le parcours de Marvin. Et c’est avec un certain amusement que le papa de Marvin m’a fait remarquer qu’il avait trouvé que je demandais peut-être beaucoup d’adaptation à ces professeurs, mais qu’il avait constaté avec surprise (et moi aussi d’ailleurs !) que ces derniers étaient très réceptifs aux difficultés de Marvin et prêts à mettre en œuvre toutes les adaptations nécessaires (dans la mesure des possibilités de chacun, bien sûr) !

    Suite à cette réunion, j’ai repris contact avec Marvin afin de lui expliquer les propositions que nous avions faites à ses professeurs. Il s’est montré ravi de l’utilisation du logiciel DSpeech (logiciel permettant la lecture audio de tout document numérisé, type Word, PDF, Open Office…), ainsi que de la perspective d’être interrogé à l’oral plutôt qu’à l’écrit quand cela est possible (chose qui aurait déjà dû être mise en place bien avant le CFA… !). Il se montre aussi très investi dans les outils proposés : par exemple, je lui ai installé le logiciel GeoGebra (pour la réalisation de dessins techniques, géométriques) en lui disant que je ne savais pas m’en servir et que ma collègue ergothérapeute viendrait sûrement lui expliquer. Mais finalement, il était déjà en train de manipuler seul toutes les options de ce logiciel, et réussira peut-être à l’utiliser et à se l’approprier seul !

    Quant au regard de Marvin sur ses nouveaux professeurs, il est beaucoup plus serein et reconnaissant quant à leur adaptation à ses difficultés. Quand je lui ai dit qu’il avait été conseillé aux enseignants de ne pas hésiter à répéter certaines notions importantes, Marvin a souri et s’est exclamé : « Ah ! C’est pour ça que ma prof d’Anglais répète plusieurs fois la même chose ». Et oui…

    Finalement, c’est en associant la motivation personnelle des jeunes, de leur famille, et celle de leurs professeurs, à une recherche d’épanouissement personnel et professionnel, et à beaucoup d’humanité de la part de tous les intervenants que l’on peut parvenir à créer un avenir prometteur à nos jeunes. Finalement, il est souvent bien plus bénéfique pour le jeune de mettre en place des adaptations efficaces plutôt que de maintenir un acharnement rééducatif cherchant à « réparer » la difficulté.

    Le travail en « équipe » reste primordial. Sous le terme « équipe », il est important d’y voir toutes les personnes travaillant autour du jeune, ce qui sous-entend les enseignants, les éducateurs, les rééducateurs, les psychologues, les parents (et j’en passe)….et surtout le jeune lui-même, acteur principal de son projet ! Grâce à Marvin, une porte s’est ouverte au CFA de Bondoufle pour les jeunes en situation de handicap. Ne reste plus qu’à agrandir l’ouverture de cette porte aux jeunes avec handicap moteur !

    Marion O., orthophoniste au SESSD APF d’Evry