SESSD APF Evry - Page 5

  • Retour sur la journée du 4 mai dernier : un troisième rendez-vous qui a tenu ses promesses

    4 mai,parents,parentalité,colloqueLe vendredi 4 mai à Saint-Germain les Corbeil dans la salle de la communauté d'agglomération du Val de Seine nous avons passé une belle journée à réfléchir sur la place de la différence dans notre département de l'Essonne. Des parents de plus en plus nombreux sont venus s'exprimer devant un parterre composé d'autres parents, de professionnels de SESSAD et d'administrateurs d'associations.
    Nous avons opté lors de ces journées d'études pour une construction commune du savoir et la qualité des échanges était au rendez-vous.
    Je tiens à remercier les personnes qui sont intervenus dans les tables rondes pour leur implication et le travail de préparation nécessaire pour oser rendre public une pensée, une volonté, une blessure.
    En effet, si notre objectif est de travailler sur les représentations du handicap dans notre société, il s'agit aussi de parler de la nature des relations que nous avons les uns avec les autres. A travers les différents témoignages, les parents et les professionnels nous démontrent que les sentiments humains sont au cœur de nos relations. Les parents sont souvent blessés par les regards portés sur leurs enfants et les professionnels témoignent eux aussi des émotions affectives lors de leurs interventions auprès des enfants ou des jeunes.
    Cette année le thème étant l'inclusion, nous avons aussi accueilli des représentants des dispositifs communs qui nous ont rejoint dans ce besoin de partage des craintes des plaisirs et des déceptions.
    Et c'est à partir de ces moments authentiques, dans le dévoilement, que nous avons pu nous rejoindre dans une volonté de construire un vivre ensemble, au sein de la communauté des hommes, quelque soit notre apparence, quelque soit notre statut.
    Plusieurs champs du handicap étaient représentés, l'autisme, le handicap visuel, la déficience intellectuelle, la déficience motrice. Nous avons évoqué des expériences diverses partant de l'accueil en crèche jusqu’à la recherche d'emploi.
    Ce balayage nous a amené à constater que bien souvent la réussite des projets tient à la volonté et à la ténacité des protagonistes.
    La présence de professionnels spécialisés semble encore nécessaire, mais pas indispensable, pour créer un climat rassurant et transmettre des compétences dans les adaptations à imaginer pour le bonheur de chacun. Quand l'expérience fonctionne, c'est l'ensemble de la crèche, de la classe ou de l'entreprise qui en bénéficie.
    Malika Redaouia (directrice du SESSD APF d'Evry)

    Un témoignage de parent
    Merci au Service d’avoir organisé cette journée qui a été très enrichissante pour moi, en tant que parent.
    Toutes les interventions avaient leur intérêt. Le partage des expériences est primordial pour les parents, pour mieux avancer dans la compréhension d’un handicap que l’on porte par procuration car c’est dur de prendre des décisions pour nos enfants car ce sont eux qui ont les ressentis et vivent la différence. Ils sont encore petits pour nous décrire leurs éventuelles souffrances et nous les partager alors on avance grâce à vous, professionnels. Nous pensons tous choisir le meilleur pour eux mais nos erreurs peuvent servir aux autres et c’est donc important de les partager. Merci à vous toutes pour ces belles journées de travail et de partage !

    Héloïse M. (maman)

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  • Colloque "Parentalité et handicap"

    947674879.JPGVendredi dernier, 150 personnes se sont retrouvées à Saint-Germain-les-Corbeil pour la troisième édition de notre colloque annuel intitulé cette année "Parentalité et Handicap ... Osons l'inclusion".

    Ce colloque était organisé par l'APF du 91 (SESSD d'Evry et Délégation Départementale), les PEP et l'ANPEA, avec le soutien de la communauté d'agglomération Seine-Essonne.

    4 tables rondes se sont déroulées tout au long de la journée :
    - L’inclusion pour des enfants présentant des troubles autistiques
    - L’inclusion dès la crèche
    - L’inclusion à l’école et sur les temps périscolaires
    - L’inclusion dans les loisirs

    Des échanges très riche et, comme à l'accoutumée, un regard croisé entre professionnels et parents sur ces diverses problématiques.

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  • Ce matin là ...

    ludotheque.jpgCe matin là, quand je suis arrivée chez Béchir, toute la famille m’attendait avec un sourire encore plus large que d’habitude ! C’était un jour important, B. et ses 3 grandes sœurs de 6, 8 et 10 ans trépignaient d’impatience, c’était un jour qu’ils attendaient, on allait à la LUDOTHEQUE !!!!!

    Flashback :
    Béchir a 4 ans. Il est scolarisé depuis Janvier 2011 dans une CLIS maternelle, en fait dans la seule CLIS maternelle de l’Essonne, qui soit spécialisée dans la scolarisation des enfants qui présentent un handicap moteur. Il est accompagné, lui et sa famille par le SESSD APF d’Evry où j’exerce en tant qu’orthophoniste.

    Une CLIS (2002-113 du 30 Avril 2002) est un dispositif qui a la fonction d’aider l’école à accueillir les enfants qui, devant certaines situations sont en difficulté. Ce dispositif est composé d’un espace et d’un enseignant spécialisé. Il a été créé afin que l’enfant, inclus dans une classe ordinaire, puisse avoir un lieu où revoir des points pour lesquels il a eu des difficultés.

    Toutes les écoles ne sont pas dotées de CLIS et donc les enfants, classés par pathologie, sont acheminés par des taxis dans les quelques écoles du territoire qui possèdent ce dispositif. CLIS pour maternelle et primaire, ULIS pour collège et enseignement supérieur.

    Bien souvent, et c’est les cas pour Béchir, les enfants orientés vers les écoles possédant des CLIS par la MDPH ne sont pas, en réalité inclus dans les classes ordinaires de l’école, dans leur groupe d’âge. Ils sont physiquement dans une classe avec les autres enfants en difficultés. Leur seule maitresse est l’enseignante spécialisée (ou pas). Si on demande aux enfants en quelle classe ils sont, ils disent « en CLIS », ils ne se réfèrent pas à la classe qu’on fréquente en fonction de leur âge et où ils devraient en fait être inscrits.

    Béchir est donc physiquement dans une CLIS, toute la matinée, il rejoint les camarades des autres classes pendant la récréation. Dans la cour, il commence à peine à se déplacer avec une flèche. L’an dernier, il n’avait pas la force de se déplacer. Il était donc difficile, pour lui, de rencontrer des enfants des autres classes qui en général font des jeux de mouvement. De surcroît il était peu intelligible, sa voix portait très peu. Difficile donc de communiquer avec d’autres enfants dans le brouhaha de la cour. Il préférait donc rester en classe. La programmation scolaire ne prévoyait pas qu’il participe aux autres moments d’inclusion : chorale et cantine. La communication verbale était difficile avec ses compagnons de classe, peu nombreux, avec des troubles de langage associés. Il pouvait acquérir de bonnes propriétés de langage grâce aux riches stimulations de l’enseignant mais il manquait l’occasion pour utiliser ce langage dans la COMUNICATION ENTRE PAIRS.

    Mon choix de thérapeute, accepté avec enthousiasme par la famille et encouragé par la politique du Service, a été de ne pas faire un double, en proposant une situation frontale avec l’adulte, situation de stimulation amplement proposée à l’école, mais de mettre l’enfant en situation écologique, au milieu de ses pairs, dans son quartier.

    La ludothèque de Viry Chatillon m’a semblé le cadre idéal pour actualiser le projet : « Tu joues avec moi ? » que j’ai présenté à la directrice de la ludothèque. Ce projet consistait à former un petit atelier de langage avec des enfants fréquentant la ludothèque le mercredi matin. La responsable a été très accueillante mais le déménagement concomitant avec la date du projet n’a pas permis de le structurer pour le moment.
    La date d’ouverture des nouveaux locaux de la ludothèque est donc arrivée. Toute la famille de B. est allée à l’inauguration pour l’inscription et a été accueillie très chaleureusement par toute l’équipe.

    Nous revenons donc à notre première séance à la ludothèque. Le projet, disais-je, n’est pas structuré avec un groupe fixe d’enfants mais la séance d’orthophonie du mercredi aura lieu en milieu écologique !

    B. est donc entré dans la Ludothèque à bord de sa « flèche » (petit tricycle sans pédales) et nous avons exploré les lieux. Chacune des sœurs a choisi une aire de jeu. B .a voulu monter à bord d’une petite voiture, une petite fille est montée à ses côtés. Mon rôle a été au début, de catalyseur dans l’échange verbal entre les enfants. En effet, B. a une bonne compréhension du langage, il a un bon bagage lexical mais il n’utilise pas ses acquis. Il est gêné par une dysarthrie liée à la pathologie, ses muscles n’ont pas la force nécessaire au maintien d’une posture correcte de la tête qui reste penchée en avant et le volume de la voix reste faible. En famille, il indique plus qu’il ne parle quand il désire quelque chose, ce qui requiert moins d’effort.

    B. s’est ensuite dirigé vers une petite maison et plus exactement dans la cuisine. Il adore faire à manger et jouer à la dinette. Là une petite fille est entrée en interaction avec lui. Il a voulu enfourcher une moto pour aller faire les courses. Des filles un peu plus grandes jouaient à la marchande. Le stand étant en hauteur, B. a pu maintenir une posture plus correcte pendant qu’il faisait sa commande. Il était obligé de maintenir un volume de la voix assez haut et de bien articuler pour se faire entendre.
    Le travail technique sur la posture, la voix, l’articulation a donc été réalisé dans un moment ludique, de partage, de communication, de rencontre avec les enfants du quartier.

    La famille connaît maintenant une autre adresse du quartier où elle sait être reçue chaleureusement.
    Lors de la séance suivante, à l’école, les premiers mots de Béchir ont été : Mercredi on va à la Ludothèque ?

    Sylviane Juglair, Orthophoniste au SESSD d’Evry

  • 20éme Jeux Nationaux de l’Avenir

    contenu_chapitre_image_464.jpgPour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un grand rassemblement sportif national (certains participants font même le voyage des DOM-TOM) ouvert aux jeunes âgés de 12 à 20 ans, porteur d’un handicap moteur, auditif ou visuel. Ils sont répartis dans les catégories en fonction de leur degré d’atteinte mais également en fonction de leur âge. Cet évènement à lieu tous les deux ans, chaque fois dans une ville nouvelle, et regroupe environ 700 jeunes (les participants sont de plus en plus nombreux), auxquels s’ajoutent les accompagnants, les organisateurs, les bénévoles, des artistes et des sportifs de haut niveau, venus soutenir et encourager ces jeunes espoirs.

    Depuis 2005, le SESSD d’Evry (tourné vers la pratique sportive, pour la rééducation, l’entretien musculaire et le plaisir sportif)) s’est engagé dans cette aventure, en partenariat avec le Comité Départemental Handisport 91. Au fur et à mesure des participations et des retours enchantés des uns et des autres (jeunes, encadrants, familles), des partenariats se sont tissés avec les différentes ULIS 4 du département (profs de sport, instits, AVS), l’association Handifootsal et l’IME Jean Paul (déficients visuels). La totalité du séjours (location de minibus, engagements, hébergements) a été pris en charge, cette année, par le Comité.
    Un regret par rapport aux années précédentes, nous n’étions pas considérés comme une entité mais comme 6 différentes, et donc pas logés dans un même lieu. Les temps de regroupement «toute la délégation» ont été très peu nombreux, sauf sur la journée athlétisme.

    Tous les jeunes présents ont participé au minimum à une épreuve, en fonction de leurs possibilités et de leur désirs au moment de l’inscription. J’insiste sur ce dernier point, car on se rend compte que certains jeunes montrent très peu de motivation jusqu’au jour du départ. Une fois sur site, l’émulation aidant, l’observation des autres permet l’émergence de certains désirs, l’envie de s’investir et de se dépasser. C’est important de repérer ces souhaits afin de les reprendre dés l’année prochaine pour stimuler leurs choix et les aider à anticiper les prochains jeux, avec un objectif d’entraînement ciblé. Cela permet également de les accompagner vers l’incription dans une section handisport de leur lieu de vie.
    D’autres avaient un emploi du temps bien chargé, avec des compétitions tous les jours. Ils doivent donc gérer leur fatigue, leur stress et la pression inhérente à toute compétition.

    L’objectif de ces jeux est avant tout sportif, les jeunes savent qu’ils doivent s’investir à fond, qu’ils doivent respecter les horaires sous peine de disqualification, d’autant plus pour les sports collectifs, car cela pénalise l’ensemble de l’équipe. C’est une première expérience pour l’avenir professionnel.
    Mais les jeux c’est également la vie en groupe, l’autonomie (dans la vie quotidienne mais également sur le site, ils sont libres de se déplacer là où ils veulent pour soutenir les copains, participer aux ateliers découvertes ou juste observer les autres), le partage de moments forts avec leurs pairs, des moments privilégiés avec des adultes qu’ils côtoient toute l’année dans un cadre bien différent.
    C’est l’occasion également de se rendre compte de leurs capacités, de s’autoriser à vivre leurs différences sans tabou, sans faire semblant (s’autoriser à se promener en fauteuil par exemple, alors qu’au collège, surtout, il ne faut rien laisser paraître). C’est l’occasion également de s’extasier devant l’exploit de certains, pour lesquels un jugement rapide pourrait les qualifier incapable de réaliser quoique ce soit. C’est également développer son empathie, s’ouvrir à l’autre, accueillir sa joie, sa déception.
    Pour certains parents, qui font le déplacement pour assister aux épreuves de leur enfant, c’est toujours un choc. Ils ne sont pas préparés à l’ampleur du rassemblement, à la diversité des atteintes (parfois très lourdes) ; ils ne s’attendent pas à ce que les compétitions soient si officielles. Ils sont la plupart du temps aussi stressé que leur jeune, encourageant, porteurs et émus de les voir se dépasser.
    Lorsque l’on peut être un peu disponible pour les écouter, de très nombreuses interrogations apparaissent, des sujets «sensibles» sont abordés, première approche, première ébauche sur laquelle on pourra s’appuyer ultérieurement, dans la poursuite de notre travail en commun.

    Pour nous, rééducateurs ou éducateurs, cette expérience est riche d’enseignements et nous permet d’observer les jeunes dans un tout autre contexte. A chaque fois je suis étonnée de l’investissement qu’ils y mettent, de l’autonomie dont ils peuvent faire preuve.

    Aude BENOIT-LEVY, psychomotricienne au SESSD APF d'Evry.

  • Une rentrée au CP «classique»

    155790603.2.jpgUne expérience formidable, comme nous souhaiterions que cela se passe pour tous les jeunes, que nous souhaitons partager. En effet, cela EXISTE !

    Un «grand» de presque 6 ans, actuellement scolarisé en CLIS 4 maternelle, va faire sa rentrée au CP dans son école de quartier. Cette décision est prise et portée par les parents, soutenus par le SESSD. Malgré leur détermination, une montagne de questions et d’inquiétudes sont présentes.

    Avec l’accord de la famille, une fois les papiers administratifs réalisés, nous prenons rendez-vous avec la direction de l’école, afin de présenter ce jeune et de préparer sa venue dans les meilleures conditions.

    Cette école nous a d’emblée bluffés dans son accueil très chaleureux, sa «normalisation» du handi-cap, non dans un déni et une nécessité pour le jeune de s’adapter mais bien au contraire dans une prise en compte de la différence, qu’elle se trouve chez les enfants et/ou dans le corps enseignant, et l’adaptabilité de cette école. La rencontre s’est déroulée d’emblée sur le ton de l’échange et non de la revendication. Un grand nombre de questions a été abordé concernant l’accessibilité, la participa-tion aux sorties, aux activités sportives, l’accompagnement par une AVS (la notification est là, la directrice nous dit que justement une ancienne AVS de l’école l’a re-contacté pour savoir si ils avaient besoin pour la rentrée)..... Le jeune est inscrit depuis une semaine, c’est la fin de l’année, les classes ne sont pas faites et l’équipe n’a pas eu le temps de réfléchir à cette arrivée, LOGIQUE. Nous visitons l’école, afin d’anticiper au maximum les petites difficultés d’accès (il y aura forcé-ment des imprévus mais c’est la vie) et rencontrons une maîtresse de CP, qui nous dit immédiatement qu’elle souhaite le prendre dans sa classe, pour diverses raisons, chouette de motivation. Rendez-vous est pris pour la fin de la semaine, pour préparer la rentrée, voir les adaptations néces-saires également au niveau pédagogique et là, encore organiser au mieux.

    Nous débarquons donc à 4 (ergo, ortho, instit spécialisée et psychomot), parfois cela fait peur (peur du jugement, peur de l’envahissement, peur de ne pas être à la hauteur,....). Là, pas du tout. Notre rencontre se place immédiatement sur le ton de l’échange, du partage. La maîtresse trouve évident (si, si!), d’adapter les supports, de différencier l’acquisition des compétences en soulageant au maximum les difficultés praxiques, d’utiliser l’outil informatique (au même titre que le cahier !), etc... Tout en nous disant qu’elle peut se tromper et se réajuster (ce qui permet de nous re-situer, car nous aussi nous nous trompons, nous cherchons, nous «bidouillons», mais on devrait peut-être le dire plus souvent à l’extérieur de notre réunion interne.

    ET LE SPORT ?
    Dans l’accueil des jeunes en situation de handicap moteur, le sport est très souvent relégué aux oubliettes (peur qu’ils se blessent, méconnaissances de leurs compétences, difficultés d’adapter leur participation active au sein de la classe). Au sein du SESSD, nous soutenons au maximum la pratique sportive, dans le cadre de la rééducation active des jeunes. En tant que psychomotricienne, lorsque cela est possible (tant pour le jeune que pour la maîtresse) je peux accompagner les séances de piscine ou de sport, afin de permettre au jeune de participer à la hauteur de ses moyens, dans son groupe classe.

    Dans cette situation, là encore, tout se passe comme une lettre à la poste. Pas de problème pour par-ticiper à la piscine (il faut le porter pour monter dans le bus, et bien soit l’AVS, soit la maîtresse s’en chargerons, la séance peut se faire avec d’autres enfants de la classe, pas très à l’aise, dans le petit bain......) On rêve de cela pour beaucoup d’autres jeunes que nous accompagnons.

    Pour le second cycle, les voeux de la maîtresse étaient «jeux d’opposition» et gym. La gym lui con-vient mieux, pas de problème, elle s’arrange pour que ça soit ça, et en plus sur mes horaires.

    Souvent sont relatés les difficultés de l’inclusion, les réticences des uns et des autres, mais nous voulions partager ce moment avec d’autres, juste pour faire passer que
    CE N’EST PAS UTOPIQUE, ÇA EXISTE VRAIMENT, NOUS AVONS RAISONS DE SOUTENIR CE TYPE DE PROJET.

    Aude BENOIT-LEVY, psychomotricienne SESSD APF Evry