Ni pauvre ni soumis

  • Trois ans après la mobilisation historique de NPNS : les personnes en situation de handicap payent cher leur pauvreté !

    index.jpgLe 29 mars 2008, 35 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies invalidantes et 100 associations se mobilisaient pour demander la création d’un revenu d’existence pour les personnes ne pouvant pas ou plus travailler.
    Trois ans après cette manifestation historique, le constat est alarmant : l’augmentation de l’Allocation aux Adultes Handicapées (AAH) de 25% en 5 ans est absorbée par les nouveaux frais supplémentaires auxquels doivent faire face des personnes déjà en grande précarité. Quant à la réforme de l’AAH, pour celles et ceux qui peuvent encore travailler un peu, au lieu de simplifier les démarches, elle rajoute des contraintes administratives aux bénéficiaires pour qu’au final la moitié d’entre eux perde 30€ par mois !
    Faut-il encore rappeler que les 800 000 bénéficiaires de l’AAH mais aussi les bénéficiaires de rentes accident du travail ou de pensions d’invalidité vivent toujours largement sous le seuil de pauvreté ?
    « Ni pauvre, ni soumis » demande la création d’urgence d’un revenu d’existence à hauteur du SMIC brut avec cotisations !


    > Augmentation de l’AAH de 25% : une augmentation en trompe l’oeil !
    La promesse de Nicolas Sarkozy d’augmenter l’AAH de 25% en 5 ans semble être tenue. Cependant « Ni pauvre, ni soumis » n’oublie pas la tentative de report de l’augmentation en juillet dernier et reste vigilant afin que cette augmentation soit bien effective.
    D’autant plus que cette augmentation de 25% n’en est pas réellement une, vu les nombreux frais supplémentaires que doivent supporter les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante ! Hausse du forfait hospitalier, franchises médicales, fiscalisation des indemnités du travail, déremboursement de certains médicaments, hausse du coût des mutuelles, mais aussi hausse du coût de la vie !
    Au final l’augmentation du pouvoir d’achat des bénéficiaires de l’AAH n’est pas de 25%, elle est bien plus faible !
    Sans compter les bénéficiaires de rentes ou de pensions d’invalidité qui ont été écartés de toute augmentation et qui ont donc subi une dégradation de leurs conditions de vie !

    > Une réforme de l’AAH qui ne répond pas aux besoins des personnes mais à ceux de l’Etat !
    Permettre un meilleur cumul AAH / revenus du travail, élargir l’accès à l’AAH aux personnes ayant un taux d’incapacité permanente comprise entre 50 et 79% auraient pu être des mesures satisfaisantes. Cependant, les modalités de ces mesures ne doivent pas se faire au détriment de toute logique !
    La déclaration trimestrielle de ressources (DTR) - et non plus annuelle - permettant de déterminer le droit à l’AAH est inadaptée, pour les CAF et les Mutualité Sociale Agricole (MSA) qui peinent à absorber un tel flux de déclarations chaque trimestre, et pour les bénéficiaires de l’AAH qui font déjà face à d’innombrables demandes de justification ! Les allocataires ne renvoyant pas leur DTR verront le montant de leur prestation divisé par 2 pendant 2 mois, puis celle-ci sera tout simplement suspendue !
    « Ni pauvre, ni soumis » regrette que le cumul AAH / revenus du travail soit moins attractif pour ceux qui sont les plus éloignés de l’emploi (travailleurs à temps partiel). « Ni pauvre, ni soumis » condamne le non-respect du gouvernement, qui s’est engagé, lors de la concertation sur le projet de réforme, à neutraliser les diminutions de l’AAH causées par ladite réforme. Faire perdre jusqu’à 30€ par mois à 410 000 bénéficiaires de l’AAH est inacceptable ! Un montant qui peut paraitre dérisoire, mais pas quand on vit déjà largement sous le seuil de pauvreté !
    Pour finir, un projet de décret prévoit d’accorder une majorité absolue à l’Etat dans les Commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) lors des décisions de l'attribution de l'AAH ! Cet article instaure le principe d’un Etat « décideur-payeur », contraire à l’esprit de la loi handicap du 11 février 2005 car il remet gravement en cause le rôle des commissions et l’intérêt pour les associations représentantes des personnes en situation de handicap d’y participer ! A terme, l'attribution de l'AAH ne serait plus déterminée en fonction des besoins des personnes mais en fonction des moyens financiers disponibles !
    Au final, on peut se demander si cette réforme n’a pas, comme unique objectif, de réduire les dépenses de l’Etat, qui d’un côté promet une augmentation de 25% et de l’autre diminue le nombre de bénéficiaires !

    Le quinquennat du président Sarkozy s’oriente donc vers un statu quo, voire une régression pour les ressources des personnes ne pouvant pas ou plus travailler. Il est désormais urgent de créer un revenu d’existence équivalent au SMIC brut soumis à cotisations ! « Ni pauvre, ni soumis » demande également l’augmentation du seuil d’accès à la CMU complémentaire pour que les bénéficiaires de l’AAH, de l’ASI (Allocation Supplémentaire Invalidité) ou de l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Agées) puissent enfin bénéficier d’une couverture complète de leurs dépenses de santé ! Enfin, les calculs de l’AAH, l’ASI et l’ASPA doivent être indépendant des ressources du conjoint, concubin, ou pacsé !
    Et le combat de « Ni pauvre, ni soumis » rejoint le combat d’autres personnes vivant sous le seuil de pauvreté : sans emploi, travailleurs pauvres, etc.
    La question des ressources des personnes ne pouvant pas ou plus travailler doit faire partie intégrante des débats à venir, lors de la prochaine conférence nationale du handicap en juin 2011 et lors des campagnes présidentielles et législatives de 2012.


    Le 24 mars 2011.

  • L'autre appel du 18 juin de "Ni Pauvre, ni Soumis" Midi-Pyrénées

    Aujourd'hui est commémoré en France l'appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle. Mais avez-vous entendu parlé de l'autre appel du 18 juin lancé par le collectif NPNS Midi-Pyrénées ?

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    NPNS Midi-Pyrénées lance « L’autre appel du 18 juin » : Résistance à la pauvreté !

    Projets de baisse des prestations sociales, augmentations en tout genre du coût de la vie, nouveaux médicaments déremboursés, non réponse aux revendications du collectif NPNS,... Y'en a marre !

    Ni Pauvre Ni Soumis Midi Pyrénées lance "L'autre appel du 18 juin" appel de résistance à la pauvreté des personnes malades et handicapées.
    1er RDV le 18 juin à 14h, place du Capitole à toulouse, pour découvrir l'appel et pour une action surprise !

    Ni Pauvre Ni Soumis Midi Pyrénées invite les autres collectifs NPNS à participer partout en France à "L'autre appel du 18 juin"

    Contact : nipauvrenisoumis.mp@free.fr
    Infos : http://nipauvrenisoumis.mp.free.fr/actionsvenir.html#anch...

  • Retour sur la manifestation du 27 mars dernier



    Toutes les informations sur le site de "Ni pauvre, ni soumis".

  • Le gouvernement rejette l'idée d'une allocation au niveau du Smic pour les personnes handicapées

    P1040581.JPGLe gouvernement a rejeté mercredi l'idée de créer une allocation au niveau du Smic pour les personnes handicapées, comme le réclame le collectif d'association "Ni Pauvres ni Soumis", estimant que de nombreuses personnes y perdraient financièrement.

    "Le gouvernement a examiné attentivement la proposition d'instaurer un revenu minimum individuel d'existence en lieu et place de l'Allocation adulte handicapé (AAH)", a déclaré à l'Assemblée nationale la secrétaire d'Etat à la Famille et à la Solidarité, Nadine Morano.

    La création d'un "revenu égal au Smic brut conduirait logiquement à revoir l'attribution automatique de certains droits, notamment la demi-part fiscale supplémentaire" accordée aux personnes victimes d'un fort handicap ou encore l'exonération de la taxe d'habitation, a affirmé Mme Morano.

    "Les impacts montrent qu'il y aurait 40% de perdants (avec une) perte moyenne d'environ 263 euros par mois" a-t-elle poursuivi, en réponse à une question du député UMP de la Loire Jean-François Chossy.

    Les associations demandent aussi que le revenu soit individualisé et non pas calculé en fonction des revenus de tout le foyer, de façon à éviter une certaine dépendance entre conjoints.

    Mais, explique-t-on dans l'entourage de Mme Morano, le mode de calcul actuel est plus avantageux car il permet de verser une allocation plus élevée.

    "Le nombre de perdants atteint 60% chez les couples avec enfants et 80% pour les familles monoparentales", selon Mme Morano.

    Des milliers de personnes sont descendues samedi dans les rues pour réclamer un "revenu minimum d'existence" au niveau du Smic (environ 1.000 euros).

    Nicolas Sarkozy a promis la hausse de l'AAH de 25% étalée jusqu'en 2012. Elle se montera à partir de jeudi à 693 euros par mois pour une personne seule.

    Le seuil de pauvreté est situé aux alentours de 900 euros par mois.

    Par AFP, publié le 31/03/2010 sur le site de l'Express.

  • Les personnes handicapées dans la rue

    P1040569.JPGEnviron 2500 personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer une allocation plus élevée pour les handicapés.

    Alors que le mouvement Ni pauvres ni soumis (NPNS) appellait à manifester dans une vingtaine de villes en France, le gouvernemen a promis d'augmenter l'allocation adulte handicapé.

    NPNS, qui rassemble une centaine d'associations de personnes handicapées ou malades, souvent touchées par la pauvreté, réclame un "revenu d'existence" au niveau du SMIC.

    A Paris, les manifestants étaient au nombre de 2500 selon l'Association des paralysés de France. Souvent en fauteuil roulant, ils ont symboliquement tourné en rond sur le parvis du Trocadéro, pour symboliser "l'immobilisme des politiques".

    Des centaines de portraits de handicapés et de malades avaient été disposés sur le parvis, tandis que des dizaines de manifestants portaient des pancartes jaunes et noires, aux couleurs du collectif Ni pauvre ni soumis. On pouvait y lire: "Rire jaune, colère noire", "Un revenu décent, maintenant" ou "Casse toi, pauv' Handi".

    P1040644.JPGNi pauvre ni soumis réclame un revenu au niveau du SMIC (1056 € net) et de plus grandes facilités d'accès aux soins. Le collectif demande ainsi l'augmentation du seuil d'accès à la couverture médicale universelle (CMU) complémentaire (fixé à environ 600 euros pour une personne seule) pour que ceux qui bénéficient de l'AAH puissent en profiter. NPNS exige également le retrait des franchises médicales, de l'augmentation du forfait hospitalier et de l'imposition fiscale des indemnités journalières de maladie. "Les personnes handicapées sont les premières victimes" de cette imposition, selon l'Association des paralysés de France (APF).

    En mars 2008, le collectif avait organisé une grande manifestation à Paris: elle avait rassemblé 35.000 personnes selon les associations, 16.500 selon la police. Il réclamait déjà, un revenu au niveau du SMIC. Depuis cette date, "les choses n'ont pas bougé" pour les handicapés, estime l'APF.

    Le gouvernement promet une allocation plus élevée
    Le gouvernement a promis samedi qu'il tiendrait l'engagement de Nicolas Sarkozy d'augmenter de 25 % l'allocation adulte handicapés (AAH) d'ici 2012.

    Cette allocation sera portée 696,63 euros par mois au 1er avril, puis 711,95 euros au 1er septembre, selon un décret publié mercredi. Les associations soulignent que ce montant reste en dessous du seuil de pauvreté. Lequel est d'environ 900 euros, selon l'INSEE.
    Le ministère du Travail annonce par ailleurs qu'à partir du 1er juin, "les bénéficiaires en emploi pourront cumuler AAH et revenus professionnels jusqu'à 1,3 fois le SMIC".

    France2.fr le 28/03/2010

    Le reportage de BFMTV


    Les photos de la manifestation : cliquez ici.