28/01/2012

Handiguide des sports

diapo-image5.jpgDepuis 2006, le site Internet Handiguide favo­rise la ren­contre entre la demande spor­tive des per­son­nes en situa­tion de han­di­caps et les pra­ti­ques offer­tes par les asso­cia­tions spor­ti­ves.

Simple d’utilisation, ce répertoire national interactif coordonné par le Pôle Ressources National Sport et Handicaps (PRNSH) permet notamment de géo-localiser les quelques 5400 structures déjà recensées et validées par le réseau des coordonnateurs régionaux et des référents départementaux « sport & handicaps ».

A (re)décou­vrir et faire connaî­tre abso­lu­ment.

Voir le site en cliquant ici.

27/01/2012

Lancement du Pacte APF 2012

1063037546.JPGC'était hier que l'Association des Paralysés de France (APF) lançait son Pacte APF 2012. Un texte remis aux candidats à l'élection présidentielle (officiellement déclarés ou pas...) lors d'une tournée des QG de campagne. Objectifs ? Faire entendre les revendications des personnes en situation de handicap et demander aux candidats de prendre position pour permettre l'émergence d'une société ouverte à tous.

Dix fauteuils roulants aux couleurs de partis politiques, installés sur les toits de petites smarts qui circulent dans les rues de Paris, direction les QG de campagne des candidats à l'élection présidentielle : l'image a de quoi surprendre. Piétons et automobilistes ne restent d'ailleurs pas indifférents, sortent Smartphones et autres portables pour immortaliser l'étonnant cortège et s'interrogent : mais de quoi s'agit-il ?
Depuis ce matin, et tout au long de cette journée du 26 janvier, l'Association des Paralysés de France (APF) va à la rencontre de dix des candidats à l'élection présidentielle, ou de leur parti lorsque le candidat ne s'est pas encore déclaré, et leur demande de s'engager à construire une société inclusive.

Pour les candidats : respecter 12 engagements et agir pour les mettre en œuvre
Comment ? En leur remettant son pacte APF 2012, un document ambitieux et revendicatif fondé sur les trois piliers de la République -liberté, égalité, fraternité- dont l'objectif est de faire de la société française une société ouverte à tous. Pour cela, le pacte décline 12 engagements incontournables, assortis de moyens prioritaires pour y parvenir. Car s'engager c'est bien mais il faut aussi que chaque candidat dise comment.

Et pour cela l'APF avance ses propositions. Exemples : engagement 1 - Une France accessible en 2015, avec comme action prioritaire l'adoption d'un plan pluriannuel d'investissement pour rendre accessibles tous les bâtiments publics et privés existants ; ou encore : engagement 6 - L'égalité dans l'emploi, avec la mise en place d'une coordination des moyens existants qui aujourd'hui fait cruellement défaut. Accessibilité ; transports ; éducation ; emploi ; ressources ; vie affective et sexuelle ; accès aux soins ; des espaces, services et produits conçus pour tous, etc. : rien de ce qui concerne la vie quotidienne des personnes handicapées n'est oublié dans ce pacte.

Pour les députés : cesser de voter des lois ou d'introduire des amendements qui font reculer la loi de 2005
Parti à 9h du siège de l'association, dans le 13e arrondissement, le cortège fait une première halte symbolique devant l'Assemblée nationale. « Venir d'abord devant l'Assemblée nationale, c'est une façon de nous adresser symboliquement à la nation tout entière, à travers les députés qu'elle a élus, pour leur dire d'arrêter de proposer des lois ou des amendements qui revoient à la baisse l'accessibilité de notre pays et vident la loi de 2005 de son sens. Ces deux dernières années, cela a été le cas cinq fois et c'est inadmissible », a souligné Jean-Marie Barbier, le président de l'APF. Car le pacte s'adresse aussi aux députés en place et à ceux qui seront élus en juin prochain.

359877645.2.JPGSi c'est le PS qui ouvre le bal de la tournée des partis politiques, suivi par l'UMP puis le Modem, dans chacun des 10 QG (1) le scénario est le même : le fauteuil qui porte son nom est remis au candidat ou à ceux qui le représentent, accompagné du pacte. Au PS, c'est Marisol Touraine, secrétaire nationale du PS à la Solidarité et la protection sociale qui le reçoit pour François Hollande (le candidat est en train de présenter ses 60 engagements pour la France) ; à l'UMP, c'est Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale et sa secrétaire d'Etat, Marie-Anne Montchamp. Le fauteuil est quand même estampillé "Nicolas Sarkozy" même si ce dernier ne s'est pas encore officiellement déclaré. Au Modem, François Bayrou en personne accueille le cortège qui traverse ensuite la Seine pour aller à la rencontre d'Europe-Ecologie-les verts (EELV).
Dans chaque QG, chacun y va de sa petite phrase : « Nous sommes sensibles à cette démarche et partageons l'objectif d'avancer vers une société inclusive », souligne Marisol Touraine. « Nous avons fait beaucoup en matière de handicap même si beaucoup reste encore à faire », explique Roselyne Bachelot, chapelet de chiffres à l'appui. François Bayrou annonce, lui, qu'il dévoilera son programme en matière de handicap lors d'une grande journée de réflexion sur le nouveau pacte social qu'il compte proposer aux Français, le 11 février prochain.

Mais au-delà des déclarations d'intention, c'est bien sur des actions concrètes que ce pacte demande à chaque candidat. En attendant de voir s'ils le signeront ou pas, chaque citoyen peut le faire et porter ainsi, jusque dans les urnes, sa volonté de voir enfin naître une société qui ne laisse pas 10 % de sa population sur le bas-côté.

Valérie Di Chiappari - Photos Sylvain Bondoux et Jérôme Deya sur le blog de Faire Face

(1) Le Pacte APF 2012 a été déposé ce jour au QG de campagne des partis suivants : PS, UMP, Modem, EELV, FN, Front de Gauche, Nouveau Centre, République solidaire, MRG et Cap 21. Il sera envoyé par courrier aux autres partis et candidats.

Signez et faits signez le pacte en cliquant ici.

26/01/2012

Aveugles : un calendrier pour alerter l’opinion publique !

calndrier2012h.jpgPour dénoncer la situation, devenue insupportable, des personnes aveugles et déficientes visuelles aujourd’hui en France, la FAF - Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France - sort pour la deuxième année, son calendrier engagé : « Confiance et conscience ».

« En éditant ce calendrier un brin provocateur, la FAF - qui mène des actions au quotidien sur le terrain - souhaite alerter les décideurs, les journalistes et l’opinion publique sur les injustices quotidiennes auxquelles sont confrontées les personnes aveugles et malvoyantes. Et rappeler que les personnes déficientes visuelles sont des citoyens à part entière », précise Vincent MICHEL, Président de la FAF.

Aujourd’hui, plus d’un million de nos compatriotes sont aveugles ou malvoyants, et selon l’OMS, la déficience visuelle sera, avec la maladie d’Alzheimer, le fléau de demain.

Prendre en compte la question du handicap visuel dans les politiques nationales est impératif, car il est aussi une question majeure de santé publique.

calndrier2012.jpgAccès à l’information, l’emploi, les transports, la voirie, l’éducation, la culture… Les droits des personnes aveugles et handicapées visuelles s’amenuisent sans que personne ne s’en aperçoive réellement. Pour preuve, ce chiffre : seuls 15% des lieux publics sont accessibles à tous à ce jour. A ce rythme, l’objectif de 100% au 1er janvier 2015 rendu obligatoire par la loi de février 2005 sera loin d’être tenu.

Aussi, dans cette société marquée par l’image, ils ont choisi d’en détourner quelques unes afin d’éveiller les consciences.

Ce calendrier marque le début d’une campagne intense de la FAF en 2012 pour faire entendre les droits des personnes aveugles et handicapées visuelles. « Ce coup d’audace ne restera pas sans lendemain et d’autres actions, plus rudes s’il le faut, seront engagées cette année tant que droit ne nous sera pas fait », conclut Vincent MICHEL.

--> Pour soutenir leurs actions, vous pouvez commander le calendrier sur le site de la FAF contre un don du montant de votre choix. Cliquez ici.

25/01/2012

Elections pour les commissions nationales : posez votre candidature

Election.jpgDans le cadre de la démocratie interne de notre Association, en plus de l’appel à candidature pour l’élection de votre Conseil départemental, vous avez reçu (ou allez recevoir) si vous êtes adhérent une deuxième sollicitation pour présenter votre candidature à l’élection comme membre des Commissions nationales « politique de la famille » ou « politique nationale de la jeunesse ».

Les Commissions nationales participent à la définition des orientations politiques nationales et font des propositions au conseil d’Administration sur les sujets qui les concernent.
Si vous êtes élu(e), vous serez membre du Conseil APF de votre Région et ainsi le relais entre le conseil et la commission nationale dans laquelle vous siégerez.

Les membres sont élus pour 3 ans. La composition de ces deux commissions nationales est définie dans la présentation ci-dessous et nécessite, si vous présentez votre candidature, de répondre en fonction de votre situation aux critères qui sont explicités dans le dossier de candidature.

Commission nationale « politique de la famille »
22 adhérents élus désignés par 3 collèges différents (en sachant que chaque collège est composé de 22 adhérents élus, un par région), à savoir :
- 12 parents ayant 1 ou plusieurs enfants en situation de handicap moteur avec ou sans troubles associés
- 5 parents en situation de handicap moteur avec ou sans troubles associés ayant 1 ou plusieurs enfants
- 5 membres de la famille de la personne en situation de handicap moteur avec ou sans troubles associés - conjoint, frère, sœur.
- 3 membres du conseil d’administration dont un vice-président.

Commission nationale « politique de la jeunesse »
22 membres élus âgés de 18 à 27 ans inclus
2 membres du conseil d’administration dont un vice-président.

Pour plus de précisions, vous pouvez vous rapprocher de votre délégation départementale et consulter les sites des commissions nationales ou de leurs collèges :
. Commission nationale politique de la jeunesse : http://jeune.apf.asso.fr/
. Groupe national des parents : http://interparents.blogs.apf.asso.fr/
. Groupe national parents en situation de handicap : http://parentsh.blogs.apf.asso.fr/

24/01/2012

Des MDPH toujours mobilisées mais sous tension

femme_fauteuil.jpgPour la cinquième fois, conformément à sa mission, la CNSA a analysé les rapports d’activité 2010 des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) dont elle publie la synthèse. Ces rapports, enrichis de l’analyse des comptes administratifs et des effectifs, témoignent d’un travail de qualité pour traiter des demandes toujours croissantes, dans un contexte économique et social difficile ; alors que les prestations se complexifient et que de nouvelles réglementations surgissent
Une femme en fauteuil roulant
La synthèse des rapports d’activité 2010 des maisons départementales des personnes handicapées, présentée au Conseil de la CNSA le 15 novembre 2011, constitue un dossier technique illustré conséquent.


Une augmentation continue de l’activité
Les chiffres sont là : les demandes ont augmenté de 15,2 % en moyenne entre 2009 et 2010 dans 90 % des MDPH et même de plus de 20 % dans 40 % d’entre elles. Une meilleure connaissance de la loi et de ses ouvertures mais aussi la situation économique et la progression du chômage sont évoquées parmi les causes de cette augmentation continue.
Au nombre des explications citées, le rapprochement du dispositif des citoyens constitue en lui-même une cause d’augmentation de ces demandes. Cependant, quelques MDPH s’interrogent en outre sur ce qui sous-tend certaines demandes. La notion de « handicap social », si elle doit être bannie du vocabulaire, n’en constitue pas moins une réalité quotidienne pour les équipes accueillant des personnes présentant des risques psychosociaux qui leur sont adressées par les travailleurs sociaux ou les médecins généralistes, en l’absence de réponse de droit commun.
Ces données ne sont évidemment pas sans conséquence sur le délai de traitement des demandes : 4,7 mois pour les adultes et 3 mois pour les enfants. Des moyennes qui recouvrent de grandes disparités entre les départements ou par type de demande. Toutes les MDPH s’organisent pour faire face, dans ce contexte d’activité soutenue, en optimisant les organisations et les moyens, en accélérant la prise de décision, tout en préservant la réflexion et le partage d’informations.

L’insertion professionnelle à elle seule représente la moitié des demandes adultes
Ce domaine en forte croissance mobilise une part importante du travail des équipes et notamment la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé nécessaire pour l’attribution d’aides financières liées au poste de travail et qui permet à l’entreprise de compter le salarié dans ses effectifs de travailleurs handicapés. Les MDPH doivent également répondre à des demandes d’orientation professionnelle, soit vers le marché du travail, soit vers le milieu protégé, ou encore vers la formation, par le biais des centres de réadaptation professionnelle. L’attribution de l’allocation adulte handicapé demande également une évaluation personnalisée de la capacité de la personne à se procurer un emploi et représente une activité importante des MDPH.
Enfin, du fait de la réforme de l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés, les équipes pluridisciplinaires sont également amenées à évaluer systématiquement l’employabilité de la personne handicapée. Pour ce faire, elles utilisent ou développent des outils d’évaluation en interne ou en partenariat (avec l’Agefiph, Pôle Emploi, l’Afpa, les CPO...) à l’échelle d’un département ou d’une région.

L’augmentation de la scolarisation se traduit, elle aussi, par des demandes croissantes
En 2010, la hausse du nombre de demandes concernant les enfants s’explique pour l’essentiel par la persistance de l’augmentation des demandes en matière de scolarisation. Cette augmentation touche l’ensemble des adaptations possibles : scolarisation en classes pour l’inclusion scolaire (CLIS) et en unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), avis de transport scolaire, avis d’attribution de matériel pédagogique adapté et accompagnement par un auxiliaire de vie scolaire (AVS). Nombreuses sont les MDPH qui pointent l’augmentation à deux chiffres d’une année sur l’autre, voire à trois chiffres depuis 2005, de ces demandes. Certaines constatent cependant l’amorce d’un « tassement » qui se traduit pour l’heure par des augmentations moins fortes que les années précédentes.
Le nombre d’enfants accompagnés par un auxiliaire de vie scolaire (62 000 à la rentrée 2010) rejoint désormais celui des élèves scolarisés en CLIS et en ULIS (63 000 à la même date). Cette évolution est le résultat d’une progression constante des attributions d’AVS depuis 2005, progression observée et analysée dans plusieurs rapports d’activité des MDPH et qui a conduit les ministères concernés, la CNSA, les maisons départementales des personnes handicapées et les associations de parents à travailler ensemble sur un référentiel métier.

La prestation de compensation du handicap : une demande encore soutenue
Avec près de 15 500 décisions chaque mois en moyenne, soit 27,3 % d’augmentation annuelle (pour une augmentation annuelle de 29 % des demandes), la PCH représente 6,8 % des demandes présentées à la MDPH. On observe, en 2010, un taux d’accord en baisse (56,7 % en moyenne et pouvant ne s’élever qu’à 29 % dans certains départements) tandis que tous les éléments de la prestation de compensation voient leur montant diminuer sensiblement par rapport à l’année précédente. Depuis 2005, on a assisté à une constante diminution des parts de l’aide humaine, de l’aménagement de logement et du surcoût de transport par rapport aux autres volets de la PCH. Cette hausse des demandes, quelle que soit leur issue, crée une augmentation d’activité des MDPH et implique un redimensionnement des équipes, en premier lieu pour l’accueil et l’information et pour l’instruction des demandes ensuite.

Les effectifs : 6 000 personnes travaillent dans les MDPH
Soit trois fois plus qu’il y a cinq ans. Ces 5 023 équivalents temps plein ne représentent cependant qu’une augmentation de 3 % par rapport à l’année précédente : 70 % des personnels travaillent sous forme de mise à disposition (50 % du conseil général et 20 % de l’État). Ces chiffres sont à mettre en regard de la croissance continue des demandes durant cette période.
On observe, en outre, une insuffisance de corrélation entre la taille de la MDPH et la population du département.

Le système d’information
Celui-ci a sa place dans la recherche de rationalisation des procédures pour faire face à l’augmentation des demandes. Il impacte positivement l’accélération de la prise de décision, la recherche de l’égalité de traitement à l’échelle nationale et l’amélioration de la qualité de service à l’usager.

Les recettes et les missions
Avec des recettes à hauteur de 299,2 M€ provenant de trois financeurs (les départements pour 40 %, l’État pour 35 % et la CNSA à hauteur de 21 %) et les grands postes de dépenses restant assez stables depuis 2008, les MDPH ont l’ambition d’offrir un service personnalisé de meilleure qualité. Elles construisent progressivement leur rôle d’observatoire sur l’adéquation des réponses aux besoins et des situations individuelles. Elles développent leur coopération, aux côtés des conseils généraux, avec les agences régionales de santé, en mettant à leur disposition leur connaissance des publics et en contribuant ainsi à l’élaboration du schéma régional d’organisation médico-sociale. À leurs côtés, la CNSA poursuit sa mission d’accompagnement des équipes et d’appui méthodologique.

Nouvelles conventions d’appui à la qualité de service
Notifiée dans le Code de l’action sociale et des familles, cette convention pose des devoirs et prestations réciproques entre le département et la CNSA pour trois ans. Elle fixe les modalités de versement des concours, notamment pour le fonctionnement des MDPH, et a pour objectif de favoriser l’équité de traitement sur le territoire. L’enjeu de cette convention 2012-2015 de troisième génération est de proposer une prise en compte renforcée des réalités et de la stratégie du département et de poser les bases d’une meilleure connaissance du fonctionnement des MDPH. Elle doit aussi s’articuler avec les futures conventions pluriannuelles d’objectifs et de moyens prévues entre les membres du GIP MDPH et instaurées par la loi Blanc. La campagne d’entretiens préalables débutera fin février et sera l’occasion, pour la CNSA, de rencontrer chaque département et MDPH pour échanger et construire un programme de travail conjoint sur les trois années à venir.


La synthèse des rapports d’activité 2010 des MDPH en cliquant ici.

Vu dans la lettre de la CNSA.