06/05/2016

Pauvre tu es ? Pauvre tu resteras !

1692465530.jpg80 centimes par mois, c’est l’augmentation maximale accordée par le gouvernement en 2016 aux bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH), qui s’appliquera à compter du 1er avril.

Un niveau de revalorisation de 0,1% inacceptable pour l’APF au regard des conditions de vie précaires d’un million de personnes en situation de handicap et plus largement de plus de six millions de personnes qui relèvent des minima sociaux.

Cette revalorisation ridicule concerne également un million de bénéficiaires de pensions d’invalidité.

« Pauvre tu es ? Pauvre tu resteras ! » : C’est le message adressé par le gouvernement à un million de personnes qui vivent avec 800 euros par mois voire moins, quand le seuil de pauvreté est, lui, de 1000 euros.

Certes, pour les personnes en situation de handicap, cette « revalorisation » intervient plus tôt dans l'année - en avril au lieu de septembre - mais ce pourcentage de revalorisation de 0,1% des minima sociaux calé sur une inflation quasi nulle est ridicule. Gel déguisé, il ignore la baisse de pouvoir d'achat et les charges excessives supportées par les personnes en situation de handicap.

Le gouvernement a confié en octobre dernier une mission sur les minima sociaux (dont le RSA et l'AAH) au député Christophe Sirugue. Le rapport doit être rendu au Premier ministre début avril. L’occasion, face à la situation dramatique de millions de personnes vivant avec ces minima sociaux de revoir ce régime et de mettre en place les solutions pour sortir réellement les personnes de la pauvreté ?

Les personnes qui vivent des situations de pauvreté méritent mieux que l’aumône. La mise en place d’un revenu d’existence personnel décent demandé par l’APF depuis des années devrait être une piste à suivre par nos gouvernants.

 

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11/07/2015

Prise en compte des frais professionnels réels pour les bénéficiaires de l’AAH : une victoire justifiée !

logoanime.gifL’Association des Paralysés de France (APF) se félicite de la décision de la Cour d’appel de Poitiers qui stipule que les frais professionnels réels doivent être pris en compte par la Caisse d’allocations familiales (CAF) dans le calcul de l’allocation adulte handicapé (AAH). Cette décision, qui concerne un adhérent APF de Vendée, répond à une revendication portée par l’APF depuis 2010 auprès des pouvoirs publics et de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF). Une victoire justifiée obtenue notamment grâce à l’implication et à la détermination de la délégation départementale APF de Vendée.

 

L’APF salue cet arbitrage juste qui prend en compte la réalité des situations vécues par les personnes en situation de handicap bénéficiaires de l’AAH et qui correspond aux textes de loi, contrairement aux pratiques des CAF !

 

L’association espère que cette décision fera jurisprudence et demande ainsi à toutes les CAF d’appliquer ce principe dès maintenant.

 

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30/09/2014

L’AAH va augmenter à 800 euros début octobre

Handicap.jpg10 € de plus pour boucler le mois. À partir d’octobre 2014, le montant maximum de l’allocation adulte handicapé (AAH) va passer de 790,18 € à 800,45 €.

Un coup de pouce d’1,3 % correspondant à l’inflation prévisionnelle. C’est un peu moins que l’an passé : + 1,75%. Mais la hausse des prix ayant été limitée à 0,4% entre août 2013 et août 2014, la revalorisation va se traduire par un léger gain de pouvoir d’achat (+0,9%). L’AAH n’a donc pas été gelée, conformément à ce qu’avait annoncé Manuel Valls, en avril.

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09/02/2014

L’AAH sous le seuil de pauvreté

aah.gif790,18 € par mois : pas facile de vivre avec ça ! Les personnes en situation de handicap le savent déjà, du moins celles qui touchent ce montant correspondant à l’allocation adulte handicapé (AAH). Elles ne sont pas les seules : les Français interrogés pour une enquête de la Drees, rendue publique ce 5 février, partagent leur point de vue. Certes, la question ne portait pas directement sur l’AAH. L’institut de sondage BVA leur a demandé : « Quel est le montant dont doit disposer au minimum un individu par mois, pour vivre ? » 1 490 € ont-ils répondu, en moyenne. Soit près du double de l’AAH.



L’AAH sous le seuil de pauvreté


Certains allocataires peuvent bénéficier d’autres ressources :
la majoration pour la vie autonome (104,77 €) ou le complément de ressources (179,31 €) ainsi que l’allocation logement (270 € pour un loyer de 550 €).
Mais tout ça mis bout à bout ne met toujours pas ces 1 490 € dans le porte-monnaie.


À titre de comparaison, selon l'Insee, le niveau de vie médian après impôts et prestations sociales s'élevait en 2011 à 1 630 € par mois (la moitié des Français perçoit moins, l'autre moitié perçoit plus). La même année, 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977 € par mois, c’est-à-dire sous le seuil de pauvreté.

Source Faire face

29/09/2013

Accès aux soins des plus démunis: la sénatrice Aline Archimbaud préconise l’ouverture de nouveaux droits

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Ouverture de nouveaux droits, chasse aux refus de soins : la sénatrice de Seine-Saint-Denis (93) Aline Archimbaud (écologiste, photo ci-contre) avance divers moyens pour faciliter l'accès aux soins des plus démunis, dans un rapport remis hier à Jean-Marc Ayrault.

Dans ce document qui comporte 40 propositions, elle demande « a minima une application des textes existants », en particulier en ce qui concerne les dépassements d'honoraires des médecins, et « des sanctions pour ceux qui ne les respectent pas ».

Dans sa lettre de mission, le Premier ministre soulignait que le taux des ayants droit qui ne recourent pas à la complémentaire santé (ACS) est estimé entre 53 % et 67 % en 2011 et que celui de ceux qui n'utilisent pas la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) se situe entre 10 % et 24 %.
« Les changements proposés ici sont urgents mais ils sont à notre portée, a souligné la sénatrice.

Des centaines de milliers de nos concitoyens se voient refuser l'accès aux soins ou remettent à plus tard le moment de se soigner. De plus en plus nombreux sont ceux qui finissent par y renoncer », a-t-elle ajouté. Selon l'Insee, 8,6 millions de personnes en France vivent en dessous du seuil de pauvreté (964 euros par mois), dont la moitié avec moins de 781 euros par mois.


Ouvrir la CMU complémentaire aux bénéficiaires de l’AAH

La sénatrice propose de franchir une nouvelle étape dans l'ouverture de nouveaux droits en étendant le bénéfice de la CMU complémentaire (CMU-C) aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et de l'allocation aux adultes handicapés (AAH).

Actuellement, le plafond de ressources des bénéficiaires de l’AAH continue à être supérieur à celui exigé pour pouvoir prétendre à la CMU-C. lien Faire Face


Elle voudrait aussi remanier profondément le système de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé, soit en le fusionnant avec la CMU-C, soit en améliorant de façon sensible le niveau des garanties associées aux contrats correspondants.

En outre, la sénatrice considère que la poursuite de la généralisation du tiers payant ainsi que la lutte contre les refus de soins et les dépassements d'honoraires sont de nature à faire reculer les obstacles à l'accès aux soins.

Pour cela, elle propose d'élargir la définition législative du refus de soin et d'autoriser les personnes qui estiment en être victimes à se faire accompagner ou représenter en justice. Le refus de soins est devenu un « phénomène massif », note-t-elle. Une autre proposition pour lutter contre ces refus serait d'autoriser le "testing" pour identifier les professionnels qui y recourent.


Source Faire Face






10:10 Publié dans SANTÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aah, aline archimbaud