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  • 5ème édition du forum emploi handicap d'Evry

    emploi.jpgRendez-vous le mardi 6 Novembre 2012 pour la cinquième édition du forum emploi-handicap d’Évry.

    Une quarantaine d'entreprises et de professionnels de l'insertion des personnes handicapées seront réunis à l'occasion de cette cinquième édition du forum emploi handicap d’Évry
    Ce rendez-vous est une réelle opportunité pour créer et multiplier les rencontres entre travailleurs handicapés et recruteurs qui proposeront sur leur stand des offres d'emplois, de stages et de contrats en alternance.

    Les professionnels de l'insertion des personnes handicapées répondront à vos questionnements sur le handicap et l'emploi.

    Cet événement est organisé par L'ADAPT, la Mairie d’Évry et leurs partenaires. Ils lancent la 16ème Semaine pour l'Emploi des Personnes Handicapées qui se déroulera du 12 au 18 novembre partout en Ile de France.


    Lieu: Hôtel de ville – Place des Droits de l'Homme et des Citoyens 91000 Évry
    Horaires: de 10h à 15h
    Entrée: Entrée libre et gratuite sans pré-inscription

  • Des nouvelles du club Handifootsal

    Voici un petit compte rendu de la saison sportive 2011-2012 du club Handifootsal.

    Handifootsal.jpg


    Pour mémoire, le club Handifootsal est un club qui pratique le foot à cinq en salle handisport et qui accueille des jeunes de 10 à 20 ans ayant une déficience motrice. Le foot à cinq se pratique debout.
    Les jeunes s’entrainent 1 fois tous les quinze jours au Gymnase des Loges à Evry.
    Vous pouvez trouver tous les renseignements nécessaires et suivre la vie du club en vous rendant sur le site : handifootsal.fr.

    Les 2 équipes, D1-D2 et D3-D4 du club ont participé cette année au Championnat Régional Ile-de-France, organisé par le Comité Départemental Ile de France et qui s’est déroulé en 4 rencontres sur l’année à Paris et qui réunissait plusieurs équipes issues d’établissements Franciliens.
    A l’issu de ces rencontres, les deux équipes sont arrivées chacune 2ème dans leur catégorie.
    Ce fut pour les jeunes et pour les entraineurs une première satisfaction, car depuis sa création, il y a 7 ans, le niveau des joueurs ne cesse de progresser, grâce à une très bonne cohésion d’équipe et une très grande complicité entre eux.

    Comme chaque année, pour clôturer la saison sportive, nous avons participé à la Coupe de France de foot en salle handisport, qui cette année s’est déroulée à Cambrai du 1er au 3 Juin dernier. A chaque fois cette compétition, regroupant une vingtaine d’équipe venant des 4 coins de l’hexagone, est riche en émotions et en partage.
    L’équipe D1-D2 s’est classée 2ème derrière les Champions de France en titre pour la troisième année consécutive : Garches. Une très belle réussite après un match de finale très serré ou la victoire s’est jouée dans les prolongations par un score très honorable de 2 à 1.
    L’équipe D3-D4 est quand à elle arrivée 3ème de sa catégorie après des matches de haut niveau d’engagement.
    Nous ramenons donc à l’issu de cette rencontre nationale deux places de podiums pour les joueurs du club Handifootsal qui sont rentrés fatigués mais très fiers et heureux de cette compétition.

    N’hésitez pas à venir nous soutenir et même venir jouer avec nous lors de nos entrainements pour faire un essai et peut être faire partie du Club.

    Yves Charreyron, Educateur Spécialisé, Entraineur du Club Handifootsal
  • Le SESSD APF d'Evry s'expose !

    Nous sommes heureux de vous annoncer deux dates d'expositions de travaux du SESSD APF d'Evry avec les enfants où vous êtes les bienvenus.

    - le groupe "raconte-moi" ... va faire une expo à la Maison de Quartier d'Evry village, vernissage le mercredi 27 juin de 11h à 12h30 puis l'expo reste environ une semaine.

    sessd,evry


    - le groupe "journalistes" participe à des ateliers à la médiathèque d'Evry. Un diaporama leur travail qui sera diffusé le samedi 16 juin.

    Découvrez en avant-première le diaporama en cliquant ici.
  • Audrey Roose et Carine Maraquin : de l’enfant à l’adulte, regards croisés et bienveillants

    Parents.jpgAudrey et Carine, psychologues toutes les deux, animent le groupe Parents de l’APF91.

    Audrey : Je travaille au SAVS APF d’Evry pour les personnes adultes en situation de handicap depuis 2008. Ce qui m’a attiré : le travail en équipe qui apporte une croisée des regards des différents professionnels afin de prendre en compte l’usager dans la globalité de ses projets et besoins; et l’intervention au domicile qui permet quant à elle d’accompagner l’usager dans son quotidien mais aussi de rompre la solitude et l’isolement de ceux pour qui les déplacements sont difficiles. L’APF à égale-ment mis en place des lignes d’écoute téléphoniques où des psychologues ac-cueillent toutes personnes concernées par le handicap de façon anonyme et gratuite.

    Carine : Je suis psychologue depuis 1997 et je travaille au SESSD APF d’Evry depuis 2000. J’apprécie d’être proche des gens, de ce qu’ils vivent au quotidien et de côtoyer de près les parents des enfants que nous suivions. L’équipe pluridisciplinaire est pour moi un vrai plaisir dans le travail, pour avoir des regards différents, en parler ensemble, s’aider les uns les autres à mieux faire notre travail, réaliser que nos perceptions sont toujours subjectives… Et je vois que ces deux motiva-tions fondamentales sont aussi celles d’Audrey. C’est sans doute ce qui a construit notre envie de travailler ensemble pour le groupe de parents.

    Audrey : Plus précisément, ma mission est d’offrir un espace de parole bienveillant et soutenant afin que les difficultés rencontrées en lien avec le handicap soient évoquées par la mise en place d’entretiens sur demande des usagers et/ou des familles. Je fais également le lien, à sa demande, entre l’usager et les autres professionnels du service ou les partenaires lorsqu’un besoin est identifié et j’interviens en appui dans l’élaboration des pro-jets individuels et leur mise en oeuvre.

    Carine : Le groupe de parents est un exemple très concret de comment on peut aider les parents à vivre avec le handicap malgré tout ce que cela génère comme difficultés. Partager ses expériences, ses avis, ne pas se sentir seul, se sentir utile à d’autres, être simplement accueilli (on s’occupe du thé et du café !!)… contribue à soulager du handicap.
    Je côtoie des parents depuis mon passage au siège de l’APF. J’y ai rencontré des gens formidables d’énergie, d’idées, mais aussi souvent meurtris par des paroles de professionnels. J’y suis très sensible et j’agis pour que les professionnels apprennent à bientraiter les parents. Je suis formatrice sur ce sujet et aussi sur le thème de l’intervention à domicile.
    J’ai participé à plusieurs Journées Nationales Parents (JNP), pour y intervenir ou écouter. Ce sont pour moi des temps forts, j’oserai dire de formation !

    Audrey : Notre collaboration avec Carine est née de l’idée suivante : faire le pont entre le vécu de la vie d’enfant et le vécu de la vie d’adulte en proposant un espace de rencontre et d’échange pour les parents d’enfants en situation de handicap. Les passages de l’enfance à l’adolescence puis de l’adolescence à l’âge adulte sont des périodes charnières qui soulèvent de nombreux questionnement avec très souvent pour les parents, une difficulté à en faire part aux professionnels qui entourent leurs enfants.
    Nous accueillions les parents depuis 2009, un samedi par mois autour d’échanges libres ou, en fonction des problématiques évoqués, avec des intervenants. Pour les parents qui le souhaitent, nous offrons également la possibilité de participer à des colloques ou à des jour-nées d’information comme par exemple aux JNP organisées chaque année par l’APF.

    Carine : Je suis contente que le groupe de parents se passe à la Délégation car je le perçois comme un lieu de rencontres très ouvert. Depuis le début de ce groupe, des mamans ont construit des liens entre elles, et c’est le plus bel effet que l’on pouvait souhaiter. Les papas sont moins présents et peut-être d’ailleurs un peu ef-frayés de cet environnement très féminin… j’aimerais bien qu’un groupe de papas existe, pour faire des cho-ses ensemble (jouer aux boules, faire un resto…). Ils sont les bienvenus !
    On ne sait jamais à l’avance combien on sera mais ce n’est pas grave … notre rôle est de tenir une sorte de permanence, pour être là quand quelqu’un en a besoin. Il y a des moments où un évènement nous occupe et d’autres où la réflexion l’emporte. Cette diversité me plait aussi.

  • Ce matin là ...

    ludotheque.jpgCe matin là, quand je suis arrivée chez Béchir, toute la famille m’attendait avec un sourire encore plus large que d’habitude ! C’était un jour important, B. et ses 3 grandes sœurs de 6, 8 et 10 ans trépignaient d’impatience, c’était un jour qu’ils attendaient, on allait à la LUDOTHEQUE !!!!!

    Flashback :
    Béchir a 4 ans. Il est scolarisé depuis Janvier 2011 dans une CLIS maternelle, en fait dans la seule CLIS maternelle de l’Essonne, qui soit spécialisée dans la scolarisation des enfants qui présentent un handicap moteur. Il est accompagné, lui et sa famille par le SESSD APF d’Evry où j’exerce en tant qu’orthophoniste.

    Une CLIS (2002-113 du 30 Avril 2002) est un dispositif qui a la fonction d’aider l’école à accueillir les enfants qui, devant certaines situations sont en difficulté. Ce dispositif est composé d’un espace et d’un enseignant spécialisé. Il a été créé afin que l’enfant, inclus dans une classe ordinaire, puisse avoir un lieu où revoir des points pour lesquels il a eu des difficultés.

    Toutes les écoles ne sont pas dotées de CLIS et donc les enfants, classés par pathologie, sont acheminés par des taxis dans les quelques écoles du territoire qui possèdent ce dispositif. CLIS pour maternelle et primaire, ULIS pour collège et enseignement supérieur.

    Bien souvent, et c’est les cas pour Béchir, les enfants orientés vers les écoles possédant des CLIS par la MDPH ne sont pas, en réalité inclus dans les classes ordinaires de l’école, dans leur groupe d’âge. Ils sont physiquement dans une classe avec les autres enfants en difficultés. Leur seule maitresse est l’enseignante spécialisée (ou pas). Si on demande aux enfants en quelle classe ils sont, ils disent « en CLIS », ils ne se réfèrent pas à la classe qu’on fréquente en fonction de leur âge et où ils devraient en fait être inscrits.

    Béchir est donc physiquement dans une CLIS, toute la matinée, il rejoint les camarades des autres classes pendant la récréation. Dans la cour, il commence à peine à se déplacer avec une flèche. L’an dernier, il n’avait pas la force de se déplacer. Il était donc difficile, pour lui, de rencontrer des enfants des autres classes qui en général font des jeux de mouvement. De surcroît il était peu intelligible, sa voix portait très peu. Difficile donc de communiquer avec d’autres enfants dans le brouhaha de la cour. Il préférait donc rester en classe. La programmation scolaire ne prévoyait pas qu’il participe aux autres moments d’inclusion : chorale et cantine. La communication verbale était difficile avec ses compagnons de classe, peu nombreux, avec des troubles de langage associés. Il pouvait acquérir de bonnes propriétés de langage grâce aux riches stimulations de l’enseignant mais il manquait l’occasion pour utiliser ce langage dans la COMUNICATION ENTRE PAIRS.

    Mon choix de thérapeute, accepté avec enthousiasme par la famille et encouragé par la politique du Service, a été de ne pas faire un double, en proposant une situation frontale avec l’adulte, situation de stimulation amplement proposée à l’école, mais de mettre l’enfant en situation écologique, au milieu de ses pairs, dans son quartier.

    La ludothèque de Viry Chatillon m’a semblé le cadre idéal pour actualiser le projet : « Tu joues avec moi ? » que j’ai présenté à la directrice de la ludothèque. Ce projet consistait à former un petit atelier de langage avec des enfants fréquentant la ludothèque le mercredi matin. La responsable a été très accueillante mais le déménagement concomitant avec la date du projet n’a pas permis de le structurer pour le moment.
    La date d’ouverture des nouveaux locaux de la ludothèque est donc arrivée. Toute la famille de B. est allée à l’inauguration pour l’inscription et a été accueillie très chaleureusement par toute l’équipe.

    Nous revenons donc à notre première séance à la ludothèque. Le projet, disais-je, n’est pas structuré avec un groupe fixe d’enfants mais la séance d’orthophonie du mercredi aura lieu en milieu écologique !

    B. est donc entré dans la Ludothèque à bord de sa « flèche » (petit tricycle sans pédales) et nous avons exploré les lieux. Chacune des sœurs a choisi une aire de jeu. B .a voulu monter à bord d’une petite voiture, une petite fille est montée à ses côtés. Mon rôle a été au début, de catalyseur dans l’échange verbal entre les enfants. En effet, B. a une bonne compréhension du langage, il a un bon bagage lexical mais il n’utilise pas ses acquis. Il est gêné par une dysarthrie liée à la pathologie, ses muscles n’ont pas la force nécessaire au maintien d’une posture correcte de la tête qui reste penchée en avant et le volume de la voix reste faible. En famille, il indique plus qu’il ne parle quand il désire quelque chose, ce qui requiert moins d’effort.

    B. s’est ensuite dirigé vers une petite maison et plus exactement dans la cuisine. Il adore faire à manger et jouer à la dinette. Là une petite fille est entrée en interaction avec lui. Il a voulu enfourcher une moto pour aller faire les courses. Des filles un peu plus grandes jouaient à la marchande. Le stand étant en hauteur, B. a pu maintenir une posture plus correcte pendant qu’il faisait sa commande. Il était obligé de maintenir un volume de la voix assez haut et de bien articuler pour se faire entendre.
    Le travail technique sur la posture, la voix, l’articulation a donc été réalisé dans un moment ludique, de partage, de communication, de rencontre avec les enfants du quartier.

    La famille connaît maintenant une autre adresse du quartier où elle sait être reçue chaleureusement.
    Lors de la séance suivante, à l’école, les premiers mots de Béchir ont été : Mercredi on va à la Ludothèque ?

    Sylviane Juglair, Orthophoniste au SESSD d’Evry